Dans un courage inouï et surtout sans la moindre réflexion, le saut majestueux de la larve à la sortie du lit, se prenant fougueusement un tapis vicieux dans les chevilles. Direction de ton orteil encore engourdis dans le coin de ton étagère. Les mouvements sont alors tous effectués dans une précipitation sans nom. Désespérément à la recherche du premier vêtement à porté de mains, c'est un sprint général telle la tornade dans ta petite chambre.
Le moment est venu de marcher vers ton lycée adulé. La tempête est folle, affrontant le vent glacial, ton pantalon s'embarque dans une envie de te quitter lâchement, ta peau devient doucement serpent et voudrait muer, tes yeux sont simplement deux lacs, et tes cheveux encore humide se dirigent vers un côté punk encore inexploré. Voilà on peut désormais te comparer à un pokémon raté. « Méla une photo » Les moments photos sont toujours extrêmement bien choisis.
Le vent frais vent du matin, vent qui souffle au sommet d'un ravin JOIE du vent qui souffle allons vers le grand vent frais est arrivé sans prévenir... ma garde robe est vide et les soldes haïssables. Grr Petite haine contre la foule tourbillonnante prête à te faire cracher mordre pincer pour obtenir LE tee-shirt qui n'est pas à ta taille. Brandissant pareil à un trophée cette chose, tu regardes avec envie la file qui t'attend au cabine.
Tu es maintenant compressé dans ce taudis, dans la chaleur bovine et le miroir valorisant ta poussée acnéique tu te démènes pour pourvoir enfiler ce haut. La voix agréablement poissonnière de la vendeuse s'écrit : « Ca va la taille ? ». La carpe est mon nouveau symbole pour cause de voix aigu incontrôlée par le ligotage. Avec rage je m'en vais frappant tout le monde sur mon passage, il me faut un bonnet mes neurones sont glacés.
